Sezame leasing immobilier  >  Blog  > Devenir propriétaire > Le leasing : le moyen d’acheter un bien immobilier au prix d’aujourd’hui et de le financer avec les taux de demain

Quelles sont les étapes pour acheter un bien immobilier ?

SOMMAIRE

Location avec option d'achat - leasing immobilier

Acheter un bien immobilier est l’un des projets les plus engageants d’une vie et aussi l’un des plus structurants. Que vous visiez une résidence principale, un investissement locatif ou un pied-à-terre, le parcours suit toujours les mêmes grandes étapes : définir votre projet, rechercher le bien, rédiger une offre d’achat, signer une promesse de vente, puis conclure par l’acte authentique chez le notaire.


Entre ces jalons, il y a des choix décisifs à faire : quel type de prêt immobilier solliciter ? Quelles aide à l’achat ou crédits d’impôt mobiliser ? Comment éviter les pièges qui coûtent cher ? Ce guide détaille chaque étape des démarches d’achat, avec des conseils concrets, pour que vous avanciez sereinement de la première recherche jusqu’à la remise des clés.

1. Définir son projet immobilier et son budget

Définir votre projet, c’est poser trois fondations avant tout le reste : vos besoins réels, votre budget maximum et votre horizon de temps. Sans cette base, vous risquez de visiter des biens qui ne correspondent pas, de perdre des semaines… et de rater la bonne opportunité quand elle se présente.

Clarifiez vos critères d’achat

Vos critères d’achat doivent être posés dès le départ.

 

Quel type de bien recherchez-vous : maison, appartement, neuf ou ancien ? Combien de pièces vous faut-il aujourd’hui, et dans cinq ans ? Quelle localisation vous convient en termes de transports, d’écoles et de proximité des commerces ?

 

Plus vos critères sont précis, plus votre recherche sera efficace.


Identifiez aussi votre objectif : résidence principale, résidence secondaire ou investissement locatif. Ce choix conditionne le type de financement, la fiscalité de l’immobilier applicable et même les aides auxquelles vous pouvez prétendre. Pensez également à évaluer votre situation patrimoniale globale pour cerner l’impact de cet achat sur votre patrimoine.

Établissez votre budget global

Votre budget ne se résume pas au prix affiché sur l’annonce. Il englobe les frais de notaire (environ 7 à 8 % dans l’ancien, 2 à 3 % dans le neuf), les éventuels travaux de rénovation, l’assurance emprunteur et les frais de garantie.

Poste de dépenseOrdre de grandeur
Prix d’achat du bienSelon le marché local
Frais de notaire7-8 % (ancien) / 2-3 % (neuf)
Travaux éventuelsDevis à établir
Assurance emprunteur0,2 à 0,6 % annuel du capital
Frais de garantie1 à 1,5 % du prêt
Frais de dossier bancaire0 € à 1 500 €

Simulez votre capacité d’emprunt

Avant de signer quoi que ce soit, estimez votre capacité d’emprunt

 

La règle générale : votre taux d’endettement ne doit pas dépasser 35 % de vos revenus mensuels nets. Votre situation professionnelle et la stabilité de vos revenus jouent un rôle déterminant dans l’appréciation de votre dossier par les banques.


La demande d’apport est un point clé : idéalement entre 10 et 20 % du prix, l’apport personnel renforce votre dossier et vous donne un vrai levier de négociation sur le taux d’intérêt et les conditions du prêt. Si vous achetez à deux, envisagez de désigner un co-emprunteur : cela augmente mécaniquement votre capacité d’emprunt.

 

Conseil : Fixez trois critères non négociables dès le départ : localisation, budget plafond et délai d’emménagement. Cette discipline vous évitera de vous disperser.

2. Rechercher le bien immobilier idéal

La recherche du bien idéal repose sur une stratégie multicanal : portails d’annonces, agences locales, alertes personnalisées et bouche-à-oreille. Avant de vous lancer, prenez le temps d’analyser l’état du marché dans le secteur géographique visé : prix médians, volume de transactions, délai de vente moyen. Plus vous diversifiez vos sources, plus vous augmentez vos chances de dénicher la perle rare avant les autres.

Multipliez les canaux

Consultez les grandes plateformes (SeLoger, Bien’ici, LeBonCoin, PAP) et inscrivez-vous auprès d’agences locales qui ont souvent des biens en exclusivité. Programmez des alertes avec vos critères précis pour être prévenu dès qu’un bien correspondant arrive sur le marché.
Ne négligez pas le réseau personnel : parlez de votre projet autour de vous. Certaines ventes se concluent avant même la publication d’une annonce.

Organisez vos visites de bien

Chaque visite de bien doit être préparée. Vérifiez l’environnement (transports, commerces, écoles, accès aux services publics, nuisances), l’état général du bâti (façade, toiture, isolation, installations électriques et plomberie) et la conformité réglementaire. Prenez des photos, notez vos impressions à chaud et, si possible, revenez à un horaire différent pour observer le quartier sous un autre angle.

Comparez les prix du marché

Avant de faire une offre, vérifiez le prix au mètre carré dans le secteur grâce à la base DVF (Demandes de Valeurs Foncières) du gouvernement ou aux outils d’estimation en ligne. Cela vous donnera un repère objectif pour évaluer si le prix demandé est cohérent.

3. Vérifier le bien avant de s’engager (due diligence)

La due diligence, c’est l’ensemble des vérifications à réaliser avant de signer quoi que ce soit : diagnostics immobiliers, documents de copropriété, titre de propriété et règles d’urbanisme. Sauter cette étape, c’est s’exposer à des coûts cachés ou à des blocages juridiques.

Les diagnostics immobiliers obligatoires

Le vendeur doit vous fournir un dossier de diagnostics techniques (DDT) qui comprend notamment le diagnostic de performance énergétique (DPE), le constat de risque d’exposition au plomb, les rapports amiante, termites, gaz, électricité et assainissement. Analysez-les avec attention : un DPE défavorable ou une installation électrique vétuste peuvent devenir de solides arguments de négociation.

Les documents de copropriété

Si le bien est en copropriété, demandez les procès-verbaux des trois dernières assemblées générales, le règlement de copropriété, le carnet d’entretien de l’immeuble et le montant des charges de copropriété. Vous y trouverez les travaux votés (ou en projet) et l’état financier du syndic – des informations essentielles pour anticiper vos dépenses futures.

Le titre de propriété et les servitudes

Vérifiez que le vendeur est bien le propriétaire légal et qu’aucune servitude (passage, vue, réseaux) ne limite l’usage du bien. Votre notaire se chargera de cette vérification, mais rien ne vous empêche de poser la question en amont.

Les règles d’urbanisme

Rapprochez-vous de la mairie pour consulter le certificat d’urbanisme et le plan local d’urbanisme (PLU). Ces démarches administratives vous renseigneront sur les droits à construire, les éventuelles restrictions et les projets d’aménagement futurs. Elles sont particulièrement importantes si vous envisagez des travaux, une extension ou une transformation du bien.

4. Rédiger et négocier l’offre d’achat

L’offre d’achat est votre proposition formelle au vendeur : elle doit contenir un prix clair, des conditions suspensives et un délai de validité. C’est le document qui lance concrètement la transaction.

Le contenu de l’offre

Votre offre mentionne le prix proposé, les conditions suspensives (notamment l’obtention du prêt immobilier), le délai de validité (généralement 7 à 10 jours) et les modalités de versement de l’acompte (habituellement 5 % du prix). Envoyez-la par lettre recommandée ou par e-mail signé pour garder une trace.

Négocier le prix

Appuyez-vous sur des éléments concrets pour justifier votre proposition : prix au mètre carré du quartier, travaux à prévoir, diagnostics immobiliers défavorables, durée de mise en vente du bien. Une offre argumentée sera toujours mieux reçue qu’un simple chiffre lancé sans explication.


Fixez-vous un budget plafond et tenez-vous-y. Dans le feu de la négociation, il est tentant de monter « juste un peu »… mais ces « juste un peu » s’accumulent vite.

 

💡 Conseil : Préparez une contre-offre anticipée : définissez avant la visite le prix maximum que vous êtes prêt à payer. Vous négocierez avec plus de sang-froid.

5. Signer le compromis ou la promesse de vente

Le compromis de vente (ou la promesse de vente) est l’avant-contrat qui engage juridiquement les deux parties : il fixe les conditions de la vente, les clauses de protection et le calendrier jusqu’à l’acte définitif. C’est le moment où votre projet devient un engagement concret.

Compromis ou promesse : quelle différence ?

Le compromis de vente engage les deux parties de manière réciproque dès la signature. Acheteur et vendeur sont liés : si l’un se désiste sans motif légitime, il s’expose à des pénalités.
La promesse de vente unilatérale n’engage que le vendeur. Vous disposez d’une option pour acheter dans un délai fixé, sans obligation de l’exercer. Cette formule est fréquente quand le financement n’est pas encore bouclé.

Les clauses essentielles à intégrer

  • Condition suspensive de prêt : la vente est annulée si vous n’obtenez pas votre crédit dans le délai convenu (généralement 45 à 60 jours).
  • Droit de rétractation : vous disposez de 10 jours calendaires pour revenir sur votre engagement, sans justification ni pénalité.
  • Indemnité d’immobilisation : entre 5 et 10 % du prix, déposée chez le notaire. Entièrement restituée si la condition suspensive de prêt n’est pas levée.
  • Clause pénale (optionnelle) : un montant forfaitaire (souvent 5 % du prix) dû en cas de non-respect de l’engagement par l’une des parties.

💡 Conseil : Faites relire chaque clause par votre notaire avant de signer. Une formulation imprécise sur la condition suspensive peut vous coüter cher en cas de refus de prêt.

6. Financer l’achat d’un bien immobilier

Le financement de votre achat repose sur trois piliers : trouver le meilleur taux, choisir la bonne garantie et sécuriser une assurance emprunteur compétitive. Un montage bien négocié peut vous faire économiser plusieurs dizaines de milliers d’euros sur la durée du prêt.

Comparez les offres de prêt

Ne vous limitez pas à votre banque habituelle. Sollicitez deux ou trois établissements et, si possible, un courtier immobilier qui négociera pour vous. Comparez le TAEG (taux annuel effectif global), pas seulement le taux nominal : il intègre les frais de dossier, l’assurance et le coût des garanties.

Constituez un dossier de financement solide

Un dossier de financement complet et bien organisé augmente vos chances d’obtenir des conditions avantageuses. Préparez vos trois derniers bulletins de salaire, votre dernier avis d’imposition, vos relevés de compte des trois derniers mois et votre plan de financement. Tout document prouvant une évolution positive de vos revenus (promesse d’embauche, augmentation prévue) renforce le dossier.

Les différents types de prêts

  • Prêt immobilier classique : taux fixe ou variable, durée de 10 à 25 ans.
  • Prêt à taux zéro (PTZ) : réservé aux primo-accédants sous conditions de ressources, pour l’achat d’un logement neuf ou ancien avec travaux.
  • Prêt Action Logement : pour les salariés d’entreprises de plus de 10 personnes, à un taux très avantageux.
  • Prêt d’accession sociale (PAS) : destiné aux ménages modestes, ouvre droit à l’APL.
  • Éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) : pour financer des travaux de rénovation énergétique dans un logement ancien.

Choisissez la garantie adaptée

Deux options principales : l’hypothèque (plus coûteuse au départ, environ 1 à 1,5 % du montant emprunté, mais sans frais annuels) et la caution bancaire (frais initiaux réduits, mais commission annuelle possible). Le choix dépend de votre profil et de la durée du prêt.

L’assurance emprunteur

L’assurance emprunteur peut représenter jusqu’à 30 % du coût total de votre crédit. Grâce à la loi Lemoine, vous pouvez choisir un contrat externe à tout moment, souvent bien moins cher que l’assurance groupe de la banque. Comparez le taux annuel effectif d’assurance (TAEA), les garanties incluses et les exclusions.

Le leasing immobilier : une alternative pour accéder à la propriété sans attendre

Le leasing immobilier  ou location accession est une solution conçue pour les acheteurs solvables mais pas encore finançables par une banque, par exemple en cas de manque d’apport, d’ancienneté professionnelle insuffisante ou de statut indépendant.

 

Comment fonctionne la location acession ? Le principe est simple : vous emménagez immédiatement dans le bien en tant que locataire-accédant, puis vous l’achetez dès que votre crédit est accepté.

 

Concrètement, le prix d’achat est fixé dès la signature du contrat de leasing, ce qui vous protège contre une éventuelle hausse des prix pendant la période locative. Chaque mois, vous versez une redevance dont la totalité peut être capitalisée en épargne, ce qui accélère la constitution de votre apport.

 

Lorsque votre dossier est accepté par la banque – généralement entre 3 et 15 mois , vous financez l’achat aux taux du moment et devenez pleinement propriétaire.

 

Cette formule présente un double avantage dans un contexte de baisse des taux : vous sécurisez le prix d’achat aujourd’hui tout en bénéficiant demain de conditions de crédit potentiellement plus favorables. Mois après mois, vous augmentez votre apport, gagnez en ancienneté professionnelle et améliorez votre capacité d’emprunt.

7. Les délais légaux à connaître

ÉtapeDélai
Rétractation après compromis10 jours calendaires
Levée de la condition suspensive de prêt45 à 60 jours (selon clause)
Obtention du certificat d’urbanisme1 à 2 mois
Compromis → acte définitif2 à 4 mois
Publication hypothécaire après signature1 à 2 semaines

8. Signer l’acte de vente chez le notaire

L’acte de vente authentique est le document final qui transfère officiellement la propriété du vendeur vers vous. Il est signé chez le notaire, généralement 2 à 4 mois après le compromis de vente, une fois toutes les conditions remplies.

 

Préparez le jour J

Le notaire vous transmet un projet d’acte quelques jours avant la signature. Relisez-le attentivement : prix, modalités de paiement, servitudes, date de jouissance, annexes (diagnostics, PV d’AG, plans). Si quelque chose ne correspond pas au compromis, signalez-le immédiatement.

Le jour de la signature, arrivez avec votre pièce d’identité, un RIB et la preuve que vos fonds sont disponibles. Le virement du prix se fait généralement le matin même pour garantir la disponibilité des fonds.

 

Après la signature

Le notaire se charge de la publication de l’acte au service de la publicité foncière (1 à 2 semaines). Vous recevez un état de frais définitif dans les jours suivants. Conservez l’ensemble de ces documents précieusement : ils constituent votre titre de propriété.

La remise des clés intervient à la date prévue dans l’acte – gardez les clés et tous les documents remis ce jour-là dans un endroit sûr. Félicitations, vous êtes propriétaire !

 

Le principe : vous emménagez immédiatement dans le bien en tant que locataire-accédant, puis vous l’achetez dès que votre crédit est accepté.

Concrètement, le prix d’achat est fixé dès la signature du contrat de leasing, ce qui vous protège contre une éventuelle hausse des prix pendant la période locative. Chaque mois, vous versez une redevance dont la totalité peut être capitalisée en épargne, ce qui accélère la constitution de votre apport.

 

Lorsque votre dossier est accepté par la banque – généralement entre 3 et 15 mois , vous financez l’achat aux taux du moment et devenez pleinement propriétaire.

 

Cette formule présente un double avantage dans un contexte de baisse des taux : vous sécurisez le prix d’achat aujourd’hui tout en bénéficiant demain de conditions de crédit potentiellement plus favorables. Mois après mois, vous augmentez votre apport, gagnez en ancienneté professionnelle et améliorez votre capacité d’emprunt.

9. Quels sont les frais et taxes à prévoir ?

Les frais liés à l’achat immobilier dépassent largement le seul prix du bien. Voici les principaux postes à anticiper pour éviter les mauvaises surprises le jour de la signature.

 

Les frais de notaire

Couramment appelés « frais de notaire », ils se composent en réalité de trois éléments : les droits de mutation (taxes reversées à l’État et aux collectivités), les émoluments du notaire (sa rémunération) et les débours (frais avancés pour les démarches administratives). Comptez environ 7 à 8 % du prix dans l’ancien et 2 à 3 % dans le neuf.

 

La taxe foncière

La taxe foncière est une taxe annuelle due par le propriétaire au 1er janvier. Lors de la vente, vendeur et acheteur se la partagent généralement au prorata temporis. Renseignez-vous sur son montant avant d’acheter : il varie fortement d’une commune à l’autre.

 

Les frais annexes

N’oubliez pas les frais d’agence immobilière (si vous passez par un professionnel), les honoraires d’un courtier immobilier éventuel, le coût du déménagement et les premiers travaux d’aménagement. Intégrez-les dès le départ dans votre budget pour garder une vision réaliste de la fiscalité de l’immobilier liée à votre achat.

Devenir propriétaire avec la location-accession

Sezame vous offre une solution alternative pour devenir propriétaire avec la location-accession. Vous emménagez dès maintenant dans le bien que vous voulez acheter en tant que locataire-accédant, vous commencez par le louer ce qui vous laisse le temps de consolider votre profil emprunteur et/ou constituer votre apport pendant 24 mois maximum. Dès que vous êtes prêt vous achetez le bien, à un prix convenu avant votre emménagement.

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