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Quelles sont les alternatives au prêt relais ?

SOMMAIRE
Quelles sont les autres solultion au prêt relai

Quelles sont les alternatives au prêt relais ?

Un prêt relais est souvent utilisé pour acheter un bien immobilier avant la vente de son logement actuel. Ce mécanisme agile a gagné en popularité pour sa flexibilité, mais il peut être impossible a obtenir pour plusieurs personnes pour diverses raisons.

C’est pour cela que de plus en plus de propriétaires sont à la recherche d’alternatives au prêt relais. Parmi les principales solutions financières alternatives, on retrouve le prêt achat-revente, le prêt hypothécaire, le prêt hypothécaire cautionné (PHC) et le leasing immobilier.

Autant d’options qui permettent de rebondir en cas de refus du prêt relais, sans renoncer à la souplesse. Voici tout ce qu’il faut savoir sur le sujet !

En bref – Les alternatives au prêt relais :

  • Prêt achat-revente : une seule mensualité, avance jusqu’à 80-90 % de la valeur du bien.
  • Leasing immobilier : achat progressif du prochain bien, sans prêt relais, donnant du temps pour vendre le bien actuel.
  • iBuyer / vente rapide : rachat en 2 à 8 semaines, sans double mensualité.
  • Vente à réméré ou vendre avant d’acheter : liquidités immédiates, zéro risque de saisie.
  • Prêt hypothécaire : il est garanti par une hypothèque sur un bien que vous possédez déjà (souvent l’ancien). Il permet de débloquer des fonds pour acheter sans forcément vendre immédiatement. Plus flexible pour les profils avec un patrimoine immobilier.
  • Prêt hypothécaire cautionné (PHC) :c’est une variante destinée surtout aux seniors ou personnes ayant des difficultés pour l’assurance emprunteur (âge, santé). Il combine hypothèque + caution, souvent sans assurance décès obligatoire. Le montant est généralement limité (jusqu’à ~70 % de la valeur du bien expertisé).

Qu’est-ce qu’un prêt relais ?

Le prêt relais est une sorte de prêt temporaire, permettant à l’emprunteur de disposer d’une somme d’argent équivalente à la valeur de son bien actuel en cours de vente. Cette ressource financière peut alors être mobilisée pour concrétiser l’achat d’un nouveau bien, avant même la finalisation de la transaction sur la propriété précédente.

L’utilité du prêt relais réside dans sa capacité à fournir aux acquéreurs une certaine marge de manœuvre financière, réduisant ainsi les délais d’attente souvent inhérents au processus de vente immobilière. En d’autres termes, il agit comme un catalyseur, permettant aux emprunteurs de saisir des opportunités d’achat sans dépendre exclusivement de la vente immédiate de leur bien actuel. 

Le prêt relais est généralement accordé pour une période limitée, assorti de taux d’intérêt souvent plus élevés que ceux associés aux prêts hypothécaires classiques. Ces conditions particulières sont justifiées par le caractère provisoire du financement, visant à être remboursé dès que les fonds de la vente immobilière sont disponibles. Cependant, ce mécanisme n’est pas sans risques, car le délai nécessaire à la vente peut parfois dépasser les prévisions, exposant ainsi l’emprunteur à des coûts supplémentaires.

La grande différence de sécurité réside dans le risque : en cas d’échec de vente avec un prêt relais, la banque peut aller jusqu’à la saisie du bien, ce qui constitue l’un des principaux risques du prêt relais. Avec le leasing, ce risque n’existe pas : le bien à vendre n’est jamais mis en danger, seule l’option d’achat sur le nouveau bien est concernée.

Alexandre Jeandel, courtier en prêts immobiliers

Quelles en sont les causes d'un prêt relais refusé ?

Les causes de refus d’un prêt relais en France (situation en 2026) sont assez nombreuses et souvent cumulatives. Les banques sont particulièrement prudentes avec ce type de crédit à court terme, surtout dans un marché immobilier qui reste difficile (délais de vente longs, négociations fortes sur les prix). Voici les principales raisons de refus les plus fréquentes :

1. Taux d’endettement trop élevé (la cause n°1)

Les banques appliquent strictement la règle du HCSF : maximum 35 % (parfois 33 % selon les établissements). Pendant la phase du prêt relais, vous cumulez souvent deux charges mensuelles (ancien + nouveau crédit).

2. Estimation immobilière du bien à vendre jugée trop optimiste

En 2026, les banques avancent rarement au-delà de 50-70 % de la valeur estimée (souvent autour de 60 % max, ce plafonnement du prêt protège la banque ). Si votre prix de vente espéré semble surévalué par rapport au marché actuel (négociations fortes, délais longs), la banque refuse pour limiter son risque en cas de vente inférieure ou retardée.

3. Marché immobilier défavorable ou zone peu liquide

Dans les zones où les ventes sont lentes (certains secteurs ruraux, grandes villes avec sur-offre, ou prix encore trop élevés), les banques freinent fortement ou refusent les prêts relais. Le risque que le bien ne se vende pas dans les 12-24 mois est jugé trop important.

4. Situation financière fragile ou mauvaise gestion de compte

  • Découverts fréquents, incidents de paiement
  • Revenus instables (CDD, intérim, auto-entrepreneur récent, reconversion)
  • Reste à vivre insuffisant après charges
    Ces éléments font baisser le « scoring bancaire » et entraînent un refus, même si l’endettement est limite.

5. Apport personnel faible ou inexistant sur l’opération globale

Les banques demandent souvent un minimum d’apport pour couvrir les frais ou sécuriser l’ensemble du montage (achat + relais). Sans apport suffisant, le dossier est fragile.

6. Âge élevé de l’emprunteur (souvent > 70-75 ans)

L’assurance emprunteur devient très chère (voire impossible).

Le TAEG explose et dépasse le taux d’usure → refus automatique.

7. Problèmes d’assurance emprunteur

Refus total ou surprime importante pour raisons de santé → impossibilité de boucler le dossier ou TAEG trop élevé.

8. Capacité d’emprunt insuffisante

Au-delà du seul taux d’endettement, les banques évaluent en 2026 la capacité d’emprunt globale du dossier sur toute la durée de l’opération. Or, pendant la phase de relais, vous mobilisez déjà une partie de cette capacité pour le nouveau crédit, ce qui réduit d’autant la marge restante.

Si vos revenus ne permettent pas d’absorber à la fois la nouvelle mensualité et le coût du prêt relais en cas de vente qui tarde, l’établissement considère que la capacité d’emprunt est saturée et refuse le financement.

C’est précisément sur ce point que le leasing immobilier (ou location-accession) apporte une réponse, non pas en augmentant votre capacité d’emprunt, mais en réduisant le besoin de crédit lui-même

 

Le principe : vous différez la demande de prêt destinée au nouveau bien, et vous évitez ainsi de cumuler deux mensualités pendant la transition. Le temps de la location, vous versez une redevance, ce qui vous laisse vendre votre logement actuel sans pression de calendrier. Le produit de la vente vient ensuite gonfler votre apport et fait baisser d’autant le montant à financer, voire le supprime si la vente suffit à racheter le nouveau bien. Vous gardez donc la main sur votre taux d’endettement dans la durée, et l’opération peut aboutir là où un prêt relais classique aurait saturé la capacité d’emprunt.

Autres motifs moins fréquents mais réels

  • Fichage Banque de France (FICP/FCC)
  • Dossier incomplet ou estimation non professionnelle
  • Politique interne stricte de la banque (beaucoup d’établissements généralistes refusent presque systématiquement les prêts relais depuis 2024-2025)

Quelles sont les autres solutions au prêt relais en 2026 ?

Le prêt achat-revente

Aussi appelé prêt rachat-revente ou crédit achat-revente, c’est l’alternative la plus proche du prêt relais en termes d’usage.

La banque regroupe :

  • Le remboursement anticipé de votre crédit actuel (si vous en avez un),
  • Le financement du nouveau bien,
  • Et une avance sur la future vente (souvent plus généreuse que le prêt relais : jusqu’à 80–90 % de la valeur estimée).

Les principaux avantages : une seule mensualité, durée longue (15–25 ans), taux plus bas que le relais pur, moins de stress sur le timing de vente.

Mais la banque est plus exigeante sur l’estimation du bien à vendre et sur votre endettement global.

Le prêt in fine

Contrairement aux prêts immobiliers classiques, le prêt in fine propose une structure de remboursement atypique, où l’emprunteur ne rembourse que les intérêts pendant la durée du prêt, la totalité du capital étant versée à l’échéance du contrat.

Le fonctionnement du prêt in fine peut sembler contre-intuitif à première vue, mais il trouve sa raison d’être dans l’optimisation des avantages fiscaux et la gestion plus flexible des flux de trésorerie. Durant la période du prêt, l’emprunteur ne s’acquitte que des intérêts, ce qui réduit considérablement les mensualités dues. Le capital, quant à lui, est remboursé en une seule fois à la fin du contrat, généralement grâce à un placement financier tel qu’une assurance-vie ou à la vente du bien.

Or, en optant pour un prêt in fine, l’emprunteur peut réduire significativement ses mensualités, libérant ainsi une marge de manœuvre financière précieuse pendant la période de recherche et d’achat du nouveau bien. Cette flexibilité est d’autant plus avantageuse lorsque la vente du bien existant n’est pas immédiate, évitant ainsi les pressions financières associées au remboursement du capital dès le début du prêt.

Vendre rapidement via un iBuyer

Des sociétés spécialisées rachètent votre bien rapidement (souvent en 2–8 semaines), sans condition suspensive d’achat de votre part. C’est une proposition d’achat immédiate qui garantit une transaction immobilière sécurisée.

 

Avantage : vous évitez totalement le prêt relais et la double mensualité. Vous pouvez réaliser votre achat immobilier sereinement ensuite grâce à l’autofinancement. Aucun besoin de prêt réglementé ou de montage complexe.

 

Inconvénient : prix de rachat inférieur de 7–15 % (parfois 20 %) à la valeur marché selon l’analyse de marché immobilier. Le coût est élevé, mais la sécurité est maximale. Les stratégies de vente classiques restent plus rentables si vous avez le temps.

La vente à réméré (vente avec faculté de rachat)

Vous vendez temporairement votre bien à un investisseur ou un fonds, avec un contrat incluant des clauses de vente qui vous permettent de le racheter de 12 à 36 mois. Pendant ce temps, vous récupérez des liquidités pour financer le nouveau logement.

 

Avantage : accès à des fonds importants rapidement. C’est une solution de financement rapide particulièrement adaptée en cas de refus de prêt relais par les banques. Aucun risque de saisie immobilière tant que les conditions du contrat sont respectées.

 

Inconvénient : coût très élevé (frais, différence de prix au rachat). C’est une solution plutôt réservée aux situations financières tendues (surendettement, urgence). Le remboursement différé peut alourdir la facture finale.

Le leasing immobilier

Le leasing immobilier vous permet d’emménager directement dans le nouveau bien que vous souhaitez acquérir, avant de l’avoir acheter. Pour cela, un contrat de location accession notarié est signé avec une durée et un prix de rachat prédéterminé. Pendant le leasing immobilier, vous êtes locataire accédant et la durée du leasing vous permet d’avoir le temps de vendre votre bien actuel. 

Vous versez une redevance (comme un loyer) qui est à 100% récupérable en apport pour votre rachat. Ainsi, vous capitalisez en vue de votre nouvel achat pendant que vous vendez votre bien actuel. Et une fois que votre bien est vendu, vous rachetez le nouveau bien avec un crédit immobilier ou sans si le bien que vous avez vendu couvre la valeur du nouveau.

Avantage : vous sécurisez votre futur logement à un prix fixe, vous y vivez avant d’en avoir fait l’acquisition et les redevances versées pendant le leasing sont déduites du prix au moment du rachat. Le leasing vous permet d’éviter de passer par une location (et deux déménagements!) en attendant que votre bien actuel se vende. Et si le bien que vous vendez a une valeur supérieure à celui que vous achetez, le leasing remplace complètement le prêt relais.

Inconvénient : Cette solution s’applique uniquement pour l’acquisition d’une résidence principale, le prix de rachat du bien est plus élevé, le leasing dure maximum 2 ans, donc la vente de votre bien ne peut pas excéder cette durée.

Et si le leasing immobilier était fait pour vous ? En quelques minutes, découvrez si votre projet est éligible et accédez à une alternative concrète au prêt relais, sans risque de saisie, sans double mensualité et qui vous permet d’emménager dès maintenant dans votre futur logement.

Vendre avant d’acheter

Bien que cela implique une période transitoire durant laquelle l’emprunteur devra éventuellement trouver un logement temporaire, le fait de vendre avant d’acheter élimine le besoin de recourir à un prêt relais et réduit les risques liés à la vente différée de la propriété existante.

Utiliser les prêts aidés

Les prêts aidés, tels que les prêts à taux zéro (PTZ) ou les prêts conventionnés (PC), peuvent proposer des taux d’intérêt plus avantageux, des périodes de remboursement étendues voire même des exonérations de certains frais. Or, ces avantages contribuent à réduire la charge financière assumée par l’acquéreur, réduisant ainsi la nécessité de recourir à un prêt relais ; 

Pourquoi les banques refusent-elles parfois un prêt relais ?

Les établissements bancaires se montrent prudents avec ce crédit court terme. Un refus s’explique le plus souvent par un taux d’endettement dépassant les 35 % imposés par le HCSF, une fois additionnées les deux charges mensuelles. Vient ensuite une estimation immobilière jugée trop optimiste : la banque applique un plafonnement du prêt autour de 60 % de la valeur, pour se couvrir si la vente traîne. S’ajoutent un marché peu liquide (parfois deux ans pour vendre), une situation financière fragile, un apport insuffisant ou un âge élevé qui fait grimper l’assurance emprunteur. 


Si vous êtes dans cette situation, découvrez que faire en cas de refus de prêt immobilier pour rebondir et explorer vos options de financement. 

Acheter avant de vendre, sans prêt relais : comment faire ?

Pour éviter de souscrire un prêt relais lorsque vous achetez un nouveau logement avant d’avoir vendu l’ancien, la solution la plus simple consiste à vendre votre bien actuel en premier. Vous connaissez ainsi précisément la somme dont vous disposez pour votre prochain achat, ce qui supprime tout besoin de financement intermédiaire.

Si vous ne parvenez pas à faire coïncider parfaitement les dates de vente et d’achat, vous pouvez négocier avec l’acquéreur de votre ancien logement une location temporaire : vous restez sur place jusqu’à la finalisation de votre nouvelle acquisition. Il est également possible de mobiliser votre épargne ou vos liquidités disponibles pour financer l’achat sans dépendre de la vente de votre maison.

Récapitulatif des alternatives au prêt relais

Pour vous aider à choisir, voici une vue d’ensemble des principales options, de la plus rapide à la plus patiente, chacune avec son avantage et sa contrepartie.

Solution

Principe

Avantage clé

Inconvénient

Prêt achat-revente

Regroupe crédit actuel + nouveau bien + avance sur vente

Une seule mensualité, avance jusqu’à 80-90 %

Exigence forte sur l’estimation

Prêt in fine

Intérêts seuls, capital à l’échéance

Mensualités réduites

Capital à rembourser en une fois

iBuyer

Rachat rapide par société spécialisée

Vente en 2-8 semaines

Décote de 7-15 %

Vente à réméré

Vente temporaire avec faculté de rachat

Liquidités rapides, pas de saisie

Coût élevé

Leasing immobilier

Achat progressif locataire-accédant

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Vendre avant d’acheter

Vente puis achat

Zéro risque, pas de relais

Logement temporaire à prévoir

Épargne / prêts aidés (PTZ, PC)

Capital ou crédit avantageux

Économie de frais

Demande du temps

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Devenir propriétaire avec la location-accession

Sezame vous offre une solution alternative pour devenir propriétaire avec la location-accession. Vous emménagez dès maintenant dans le bien que vous voulez acheter en tant que locataire-accédant, vous commencez par le louer ce qui vous laisse le temps de consolider votre profil emprunteur et/ou constituer votre apport pendant 36 mois maximum. Dès que vous êtes prêt vous achetez le bien, à un prix convenu avant votre emménagement.

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